Maude Harcheb Instagram – Living wild and young and free
Je m’en souviens comme si c’était hier du temps où on hurlait ce refrain à pleins poumons avec mes potes. C’était un défi à la vie, nous étions d’une arrogance délicieuse, ce qu’on hurlait c’est la force infinie de la jeunesse.
Le feu sacré qui brûlait dans ma poitrine je défiais quiconque et quoi que ce soit de s’en approcher de trop près, je les aurais tous réduits en cendres.
On chantait « so what we get drunk, so what we smoke weed », on enroulait le bras gauche autour du cou d’un ami pendant que le droit tenait un verre de je ne sais quoi tout là haut, le plus haut possible au dessus de nos têtes.
C’était là qu’on se dirigeait, l’Everest n’était qu’un mur d’escalade enfantin qui serait gravi en trois quatres enjambées. Arrêtez-nous pour voir ? Empêchez nous ! Empêchez nous de vivre un peu ! Haha !
On savait, bien sûr qu’on savait, on le sentait, tout en nous hurlait, de force, d’envie, d’impatience, c’était notre moment, c’était le temps de notre vie, on allait tout bouffer, jamais rassasiés.
Ce moment précis où tout t’appelle, tout est réalisable, entre deux âges, tu n’es plus un enfant mais tu en as gardé l’essence, dans le corps tout neuf d’un adulte. Putain, les possibilités, le vertige !
On chantait « we don’t care who sees », mais en vrai, c’était mieux si y’avait une audience, des gens à qui prouver, on prenait le monde entier à témoin. Regardez-nous, regardez-nous bien, on va jouer le spectacle de nos existences et vous serez aux premières loges, c’est gratuit.
Le feu sacré, l’arrogance délicieuse, les certitudes, les possibilités.
Je m’en souviens comme si c’était hier.
Parce que c’était hier. | Posted on 30/Sep/2024 13:21:27


