J’aurais dû être dans un amphithéâtre à Paris pour une conférence, mais les organisateurs m’ont fait savoir que ma présence n’était plus souhaitée. Du coup je me suis rattrapé avec un petit tour à la Pride de Bulle. Aujourd’hui est un jour magnifique, puisqu’il y a 17 ans Corine et moi nous nous disions « oui ». L’amour vrai est inconditionnel, il se déploie large et entier. Swami Prajnanpad : « celui qui est libre n’a plus aucun lien avec le passé. Le passé, c’est se mettre à la merci d’un fantôme. » Aimer se conjugue au présent, aujourd’hui, chaque jour. Merci Corine.
Rire de soi.. Ne plus s’accrocher à une image. Célébrer et aimer. Bien atterri en terres saintes pour une retraite sui generis comme on dit en latin… Merci à toutes et à tous de votre soutien. Après un bain dans la mer morte à flotter sans effort, heureuse halte au bar « le plus bas du monde ». « Pour moi donc j’aime la vie » écrit Montaigne. Qu’est-ce qui nous plonge sans réserve dans cet amour ? Les autres, la générosité, la pratique… Je pense très fort à vous et à ma maman qui, entre autres, m’a appris à danser comme un Dieu…. Paradoxe de la vie, une sclérose en plaque l’empêche depuis des décennies de marcher. Alors, je danse plein de reconnaissance. Prenez soin de vous. Prenons soin de nous. Bonne fête de l’Ascension. Ps : Ces carnets de route me font du bien. Merci de tout cœur. La première pensée de ma journée est invariablement un « j’en ai marre » tant de fatigues, angoisses, ruminations peuvent nous plomber… La dernière pensée, avant d’aller dodo est immanquablement un « Merci. » Merci à toutes à tous.
« Papa. » Quel mot magnifique, magique ! Parfois, quand je l’entends, je sursaute plein de stupeur et de gratitude. Papa… Si à l’institut on m’avait dit qu’un jour, je serais un père, je ne l’aurais pas cru. 30 octobre 2004… Voici exactement 18 ans que Victorine nous faisait Corine et moi, maman et papa. Maman et papa… C’est rigolo, on dit que ce sont les parents qui éduquent les enfants. J’ai l’impression que c’est l’inverse. A tes côtés, Victorine c’est moi qui apprends tous les jours. Je ne t’ai jamais vue t’emporter ni juger qui que soit. Et ton calme, ta sérénité, ta générosité me montrent que j’ai encore du sacré boulot sur le chemin. Avec ton frère et ta sœur, tu m’apprends la confiance. Tu m’ouvres à la vie ! « Papa, tu te rends compte. Si on avait dû choisir avant de te connaître un papa sur un catalogue, pas sûr qu’on aurait coché toutes les cases : personne handicapée, humour décapant, hyper anxieux, super sensible, totalement hors cadres, gay et aujourd’hui impossible d’imaginer aimer un autre papa plus que toi. » Bon anniversaire Victorine. Joie, paix et grande santé à toutes et à tous. Merci Corine, Merci Victorine, Augustin et Céleste. Merci à chacune, merci à chacun d’être là. Bisous
Immense comme le cœur d’une maman… Hier, après presque 50 ans de sclérose en plaque, Louiselle Jollien a été totalement libérée. Un immense oui… Je ne t’ai jamais entendue te plaindre. Parfois, j’aurais préféré que tu déposes, que tu te décharges de tout ce qui nous est tombé sur la gueule. On a le droit de craquer. Et it’s ok not to be ok. Mais tu m’as donné un autre exemple. Le tien. La persévérance, le courage, le don de soi. J’aurais aussi voulu te dire directement que ton fils était gay et que ça aussi c’est ok, beau, vaste comme le cœur d’une maman. Je nous revois encore dévaler les pentes des Binii, jouer aux billes, faire ces maudites dictées. Avec papa Norbert et mon frère Franck, vous avez accueilli ce bébé né tout bleu dans un amour inconditionnel, total. Je n’imagine même pas les doutes, les peurs qui ont dû vous saisir. Mais vous avez été là, les bras grand ouverts. Trois oui, déboussolés et généreux. Et le jour où je vous ai annoncé que je voulais essayer de devenir philosophe. Papa et toi, vous êtes allés chercher le dictionnaire. J’entends encore vos mots : « Philosophe… On sait pas ce que ça veut dire mais si c’est ça que tu souhaites, on t’aidera. » Et vous m’avez aidé. Carrément ! Merci. De là-haut ou d’où que tu sois, aide-moi à faire pêter la tonne de soucis. Je suis tellement soulagé que tu ne souffres plus. Corine, Victorine, Augustin, Céleste et moi, on te dit grand merci. Bisous maman Bisous à chacune et à chacun. Merci pour tout.
Bonjour à toutes et à tous, J’espère que tout va bien pour vous. Je vous souhaite le meilleur. Vous avez sans doute vu dans la presse les accusations portées à mon encontre. Je ne m’y reconnais pas du tout et je les conteste. Hier, dans la bourrasque, j’ai foncé avec Augustin dans un monastère. L’enseignement nous a décapés, apaisés : 1. La gratuité… Ne pas chercher à l’extérieur une consolation, un réconfort mais se donner à l’autre sans réserve, sans attente. 2. Devenir un oui.. Oui, on peut avoir peur d’un lynchage, du rejet, ressentir de la révolte, connaître un sentiment d’injustice… 3. Ne pas mettre la main dans la gueule d’un chien qui aboie… Ne pas alimenter ses propres ruminations, ne pas se perdre dans le tourbillon de son ego affolé, aller vers la vie. Dans la bourrasque, il y a aussi Nietzsche et un sacré défi : se défendre, dire son innocence sans accuser quiconque. Des journalistes m’appellent à longueur de journée pour que je commente leurs commentaires. Je ne pense pas qu’une justice impartiale emprunte cette voie-là. Une chose est certaine et sacrée, il faut dénoncer les porcs, y compris si ça avait été moi. Une chose est sûre aussi. Des deux côtés si je puis dire, il y a un être qui souffre et la dignité de tout deux est sacrée. Bâtissons tous ensemble une société plus éveillée, plus juste, qui ne laisse personne sur la touche. Un grand merci à ma femme, Corine et à mes enfants, un grand merci à Matthieu Ricard et à Bernard Campan, à Pierre et à tous les amies et les amis dans le bien. Ce matin, j’avais peur de descendre dans la rue. Les enfants m’ont doucement rappelé à l’ordre : « Papa, arrête de prendre les gens pour des imbéciles, fais confiance. » Prenez soin de vous, prenons soin de nous. Merci de tout cœur. Alexandre
Tilopa… Grâce à Céleste, arrivée joyeuse de Tilopa dans la famille. Tilopa… Puisse le Mahasiddha, Tilopa et ses mots incandescents éclairaient le chemin : « Ne pensez pas. Ne réfléchissez pas. Ne connaissez pas. Ne méditez pas. N’analysez pas. Laissez l’esprit tel qu’il est. » La paix, le bonheur ne sont pas affaire de mental et de cogitations, ils ne se fabriquent pas à coup de spéculations mais se donnent et se partagent. La joie est là au fond du fond… sous les peurs, l’avidité et les projections du mental, à côtés des blessures, en elles peut-être. Et la solidarité nous y conduit comme par la main. Oeuvrons pour que tous les êtres vivants puissent atteindre la joie inconditionnelle. Merci pour tout. Prenez soin de vous! Prenons soin de nous sans laisser personne sur le bas côté. Bisous. ps : J’ai longtemps crevé de trouille devant un chien. Mais là… confiance. Merci très aimée Céleste.
Sur les chemins de Nietzsche, J’espère que tout va bien pour vous. En ce jour du 1er août, fête nationale suisse, j’aimerais vous souhaiter le meilleur, de la joie, de la paix et la grande santé. Depuis le voyage à Jérusalem, un projet… Explorer, écrire un petit ouvrage sur des exercices spirituels. Corine m’encourage à tenir ici, régulièrement des carnets de route. D’ailleurs, je ne vous remercierai jamais assez d’être là. Exercice spirituel… Pratique, quel serait le premier pas ? Depuis cet été, chaque matin, je me tape un sermon de Maître Eckhart, ma joie. Et jamais je ne me couche sans avoir réciter trois ou quatre psaumes. Savoir se nourrir, ne pas se fixer, oser la sincérité. Hier, petit choc, on m’a appris que certains conférenciers ne voulaient plus apparaître sur la même scène que moi. Un exercice ? Voir que chacun est infiniment plus qu’une image, aimer inconditionnellement. L’identité d’un être est au-delà des mots, sacrée, nue, sans étiquette. Vivre à partir du fond du fond, aimer l’autre gratuitement… C’est con à dire, mais vos likes, votre présence me donnent, avec ma famille, la pratique spirituelle, la chance de m’émerveiller chaque matin. Merci de tout coeur. Merci d’être là. Bâtissons toutes et tous une société plus solidaire, qui ne laisse personne sur la touche, vraiment personne. Et n’hésitez pas à me suggérer des exercices qui conduisent à la joie du cœur, à la bienveillance absolue. Bon 1er Août !
Sur les chemins de Nietzsche… Pour la première fois avec … Tilopa… C’est dingue jusqu’où peut se tapir le mépris de soi ! Souvent, en route, une idée un peu conne surgit : « Pauvre Tilopa », « Pauvre chien…» Je plonge plus profond pour dégoter la pensée qui tue… Je jubile en découvrant le poteau rose : « Pauvre Tilopa… Tu dois être malheureuse de te trimballer avec un type comme moi ! Tu préférerais mille fois partir en vadrouille avec un gars plus leste, plus agile, pas handicapé…» Tordre le coup, tout gentiment, aux préjugés, revenir à ce qui ne manque pas, au réel… Pour Tilopa, zéro étiquette, pas de handicap. Juste être là d’instant en instant sans pourquoi, sans souci, sans ambition. Là… Assurément, vous êtes dans nos coeurs quand nous dévalons le chemin de Nietzsche. Merci à toutes et à tous. Prenons soin de nous. Prenez soin de vous. PS : Ah oui, un conseil ? Depuis Tilopa, j’ai le nez et les oreilles bouchés et le palais qui gratte mais méchamment. Un remède contre ces foutues allergies ? Bisous et merci à toutes et à tous
Sur les chemins de Nietzsche… Pour la première fois avec … Tilopa… C’est dingue jusqu’où peut se tapir le mépris de soi ! Souvent, en route, une idée un peu conne surgit : « Pauvre Tilopa », « Pauvre chien…» Je plonge plus profond pour dégoter la pensée qui tue… Je jubile en découvrant le poteau rose : « Pauvre Tilopa… Tu dois être malheureuse de te trimballer avec un type comme moi ! Tu préférerais mille fois partir en vadrouille avec un gars plus leste, plus agile, pas handicapé…» Tordre le coup, tout gentiment, aux préjugés, revenir à ce qui ne manque pas, au réel… Pour Tilopa, zéro étiquette, pas de handicap. Juste être là d’instant en instant sans pourquoi, sans souci, sans ambition. Là… Assurément, vous êtes dans nos coeurs quand nous dévalons le chemin de Nietzsche. Merci à toutes et à tous. Prenons soin de nous. Prenez soin de vous. PS : Ah oui, un conseil ? Depuis Tilopa, j’ai le nez et les oreilles bouchés et le palais qui gratte mais méchamment. Un remède contre ces foutues allergies ? Bisous et merci à toutes et à tous
Sur les chemins de Nietzsche… A l’ombre de la cathédrale, un peu crevé, je tourne et retourne une question: Quels exercices spirituels aident vraiment au quotidien? “Vanité des vanités, disait Cohélet ; vanité des vanités ; tout est vanité !” Combien de fois, en Corée, ai-je médité ces mots libérateurs de l’Ecclésiaste? De longues heures… Qu’il pleuve, qu’il vente ou que le soleil tape comme aujourd’hui… Au fond, c’est le viatique ramené de Séoul… “Vanité des vanités, tout est vanité”… Et il nous faut nous libérer de l’espoir de fabriquer une solution au tragique de l’existence pour trouver la joie ici, maintenant et nous donner aux autres. De même quand les bouddhistes disent que le samsara est irréparable, ils dégagent un itinéraire de libération génial. Ne pas bricoler une spiritualité, ne pas calmer son ego à coup de tranquillisants idéologiques mais oser être un immense oui. Vanité des vanités; tout est vanité… sauf la solidarité. Prenez soin de vous. Prenons soin de nous. Merci pour tout. Bisous
Sur les chemins de Nietzsche, Une énorme poubelle rouge… A l’intérieur, plein de seringues. D’habitude, je me tiens à bonne distance surtout que j’en viens même à imaginer que dessous la poubelle se cache une chauve-souris enragée. Dingue la confiance du bonhomme… Je me tape un podcast sur le mal moral chez Saint Augustin. Les médiévaux jouaient des étymologies et rapprochaient le privé et la privation du bien qu’est le mal. Faire pêter l’égoïsme qui nous prive d’une communauté entre tous les êtres, ne plus faire bande à part… Une jeune femme déboule. Elle a les poignets bandés et saigne. Elle s’assied à côté de moi. Je meurs de trouille. Elle me demande mon téléphone. Elle appelle quelqu’un puis repart. Le téléphone sonne… Vous ne pouvez pas aider ma fille ? Elle a fait une overdose, elle a besoin d’aide. Je fonce sur les chemins de Nietzsche, je sillonne la ville, la forêt, je n’ai plus peur. Je la recherche comme si c’était ma propre fille. Tout mon être tend vers cet unique but. Heureusement, quelques heures après, elle recevra des soins à l’hôpital. Le soir, je pense à tous les êtres qu’on laisse tomber, à force de courir après nos seuls intérêts. Je me souviens de Trungpa. Il dit qu’un bodhisattva n’a pas de vie privée. Les portes du coeur ne sont jamais fermées. C’est con mais quand je recherchais cette jeune fille, des maladies, des poubelles rouges, des seringues, et même des chauves-souris, je n’en avais plus rien à secouer. L’autre nous sauve. Et cette femme m’a donné une sacrée dose de confiance. Après tout, elle est venue vers ce type mort de trouille à côté d’une poubelle rouge. Merci infiniment à toutes et à tous d’être là. Prenons soin de nous sans jamais laisser personne sur la touche.
Bien arrivé en Toscane pour une retraite avec maître Eckhart et son cher traducteur Laurent Jouvet. Descendre, toujours descendre vers la paix et la grande confiance. Amitié et reconnaissance à toutes et à tous.
Bien arrivé en Toscane pour une retraite avec maître Eckhart et son cher traducteur Laurent Jouvet. Descendre, toujours descendre vers la paix et la grande confiance. Amitié et reconnaissance à toutes et à tous.
Sur les chemins de Nietzsche… Un « mendiant »… ou plutôt deux. Ne sommes-nous pas toujours en train de mendier? Paix, sécurité, fric, attention, affection, reconnaissance… – T’es l’Alex de la télé, toi ? Tu fous quoi par ici ? – Je me promène. Et toi ? – Moi ? J’expérimente la vie. J’ai tout plaqué, je vis à la rue… Je me construis. – Et c’est quoi le plus dur ? – Le plus dur ? Et pour toi ? – Je sais pas. Angoisses, solitude existentielle, peur du regard, y a de quoi faire! – Moi, j’ai accompli un grand pas le jour où j’ai compris que, pas tous, mais, en tout cas la majorité des gens sur cette terre pourrait te laisser crever la bouche ouverte. Je suis libre maintenant. Après cet uppercut, je fonce à mes notes sur les exercices spirituels : Qui est l’autre ? Un juge, un distributeur automatique d’affection, un consolateur ? Quel est notre moteur ? Le manque, la frousse, l’amour inconditionnel ? De quoi suis-je un mendiant ? Sur les chemins de Nietzsche… Sacré défi.. Nous avancer toutes et tous ensemble vers une société plus éveillée qui ne laisse personne, mais vraiment personne « crever la bouche ouverte ». Merci d’être là. Cadeau immense et précieux. P.S. Souvent, en descendant vers le lac, j’ai l’impression qu’on marche toutes et tous ensemble sur ces sacrés chemins de Nietzsche. Merci infiniment. Prenez soin de vous. Prenons soin de nous.
Achevé aujourd’hui les sermons de Maître Eckhart, immense mystique du XIIIème siècle. Depuis des mois, ce guide, ce compagnon de route me conduit comme par la main. Je l’aime tellement. C’est dingue comme on peut être soutenu, épaulé par un être à des siècles de distance. En pleine tempête, il a été là. Et combien de nuits d’insomnie ont été pacifiées par la voix de ma femme lisant ces lignes qui conduisent direct au fond du fond, dans la paix, le repos, le silence, loin du blabla mental, au-delà des mots. Merci à Laurent Jouvet, traducteur et commentateur hors pair du mystique rhénan. Merci à Corine qui, chaque jour, a lu sur whatsapp un sermon. Un immense merci aussi pour votre soutien, vos paroles à l’occasion du départ de ma maman. Vraiment merci de tout coeur. C’est si précieux. J’ai du boulot pour connaître le détachement eckhartien. Le face à face avec la fragilité de la vie m’a pas mal chamboulé. Et je me suis tapé rien moins que trois médecins en 5 jours pour être rassuré. Normalement, m’assure-t-on je devrais passer l’hiver. Exercice spirituel… Confiance, abandon, légèreté, insouciance. Gratitude. Danser dans l’éphémère, au cœur de l’incertitude. Bisous à toutes à tous. PS. Eckhart Tolle a choisi son prénom en hommage je crois à Maître Eckhart. Le premier est notre contemporain, le second est mon pote du XIIIème siècle.
Sur les chemins de Nietzsche… J’espère que tout va bien pour vous et je vous embrasse du fond du coeur. Ces jours-ci… (J’ai le temps. La majorité des conférences ont été annulées !), je replonge dans la méthode assimil, l’anglais sans peine, l’ancienne, un régal : « My taylor is rich ». « The flowers are beautifiul ». Fantastique ! Chaque jour, un peu d’entraînement mais sans forceps, step by step. Pourquoi attendre d’être en pleine mer pour apprendre à nager, à flotter ? Comment pratiquer par temps calme comme au cœur des vagues patience, ouverture, générosité ? La daily routine comme on dit en bon français. Ma prescription perso : 3 heures du matin environ, je me lève de bon pied pour découvrir le sermon de maître Eckhart du jour, je médite avec dans le cœur tous les êtres vivant qui peuplent cette gare intergalactique qu’est le monde et… redodo. L’après-midi, le chemin de Nietzsche rendu un peu plus ardu par le manque d’énergie physique et quelques kilos en trop puis je ne loupe pas un épisode de breaking bad sans les sous-titres. J’aime ce type qui n’a plus rien à perdre et qui se démène pour la survie de sa famille. Je rêve d’un(e) bodhisattva qui ait cette ingéniosité plus la morale bien sûr et qui sache se décarcasser pour que personne ne se retrouve sur la touche. Ce petit mot pour vous dire un big merci. Et lancer une invitation, se « choisir », sans but ni esprit de profit, un exercice quotidien, une daily routine solidaire. Bonne route à chacune et à chacun. Merci à toutes et à tous. Bisous
Sur les chemins de Nietzsche, Sermon 79, Maître Eckhart. « Si quelqu’un a un ami qui est pauvre, c’est qu’il ne s’en préoccupe pas. ». Puissant uppercut à l’indifférence… Bâtir une société solidaire… Avancer sur deux jambes, amour et détachement, compassion et déprise. Si quelqu’un a un ami qui est seul, sans abri, rejeté, c’est qu’il ne s’en préoccupe pas. Ne plus me contenter de jouer les blabla friends, devenir un ami dans le bien, mais vraiment ! Ecouter chaque être inconditionnellement. L’autre est en train de se noyer et, moi, comme un con, je lui assène, de loin, mes conseils à la noix. Se « dépréoccuper » de soi, se jeter à l’eau… Se jeter à l’eau… La saison 2 des baignades au lac a commencé. Youpi ! Si l’on flotte c’est aussi parce qu’il y a des mains qui ne nous lâchent jamais. Devenir ces mains pour que personne ne coule. Merci infiniment d’être là. Merci pour vos partages. Votre accueil m’aide à plonger au fond du fond, dans la joie. Merci à Maître Eckhart, une bouée, un génie de la vie spirituelle. Merci infiniment. Bisous.
Sur les chemins de Nietzsche… Ici, aux côtés de cet humble caillou, Nietzsche a eu l’intuition de l’éternel retour du même… Le défi ! Dire oui à la vie, immensément, comme si devions revivre chaque instant de l’existence des millions et des millions de fois. En attendant, un exercice… Repérer sans juger ce qui nous empêche de plonger dans le grand, le joyeux acquiescement à la vie. Sacré boulot pour un papa bleu de trouille à chaque fois que son fiston heurte un buisson qui évidemment abriterait une chauve-souris enragée. Dire oui au cœur des blessures… Apprécier la vie, gratuitement… Chaque jour, millimètre par millimètre, le oui se fait jour. Merci à toutes et à tous. Prenez soin de vous. Prenons soin de nous sans laisser personne sur le bas-côté.
Coucou, Augustin me dit que la belle phrase de Maître Eckhart mérite un peu d’explications. Le bouddha disait que la souffrance apparaît dès qu’on se fixe, dès qu’on se fige et qu’on s’attache à une étiquette. Méditer c’est voir toutes les émotions, la peur, les traumatismes qui nous envahissent, et laisser passer. C’est aussi voir que nous sommes bien plus que l’image que nous nous faisons de nous-mêmes. Après-midi, en remontant le chemin, je me suis dit que Trungpa et Maître Eckhart étaient vraiment deux compagnons de route d’exception. Et sur ce au dodo. Demain est un grand jour, on va à Sils Maria, là où Nietzsche tentait de chercher la grande santé. Merci à toutes et à tous.
« Soyons philosophes… » • Une conférence d’Alexandre Jollien le 18 mars à Bruxelles et en ligne 🪷 Infos & inscriptions sur notre site www.emergences.org #alexandrejollien #philosophie #philosophiedevie #instantpresent #emergences
Pour une société plus solidaire, Rêves de gosse, c’est un projet fabuleux, une aventure humaine extraordinaire. Avec Rêves de gosse, l’ordinaire et l’extraordinaire se côtoient et permettent d’avancer, main dans la main, pas après pas, vers une société plus éveillée et plus solidaire. Merci à cette belle association de m’avoir fait le cadeau de parrainer cette édition 2023. Prenez soin de vous. Prenons soin de nous. Merci infiniment à toutes et à tous
🌱 Découvrez le nouveau parcours « Méditer avec Maître Eckhart » d’Alexandre Jollien, disponible sur l’application Prezens. ⭐️ Ce parcours est un message universel, une voie directe pour descendre au fond du fond et rejaillir dans l’existence en étant plus généreux·se. 🙋 Alexandre a passé les 17 premières années de sa vie dans une institution spécialisée pour personnes handicapées. Ensuite, il a étudié dans une école de commerce avant de s’intéresser à la philosophie. 📝 Aujourd’hui, Alexandre est écrivain et philosophe suisse. En 1999, il publie son premier ouvrage, “Éloge de la faiblesse”, qui a été très bien accueilli tant par le public que par la critique. Il a également été couronné par le Prix Pierre Simon éthique et société » pour l’ensemble de son œuvre. 🔎 Si vous souhaitez découvrir ce parcours, téléchargez l’application Prezens sur votre téléphone : https://onelink.to/prezens 🌸 #prezens #meditation #pleineconscience #philosophie #alexandrejollien #eckhart #philosophiedevie #meditationguidee #instantpresent
Rêves de gosse Dans un avion à 6000 pieds sur terre ou un peu plus, je n’ai jamais été très doué en aéronautique, des enfants, d’immenses sourires… Rêves de gosse est un magnifique projet pédagogique qui vise à l’insertion, à l’intégration. Que ces mots sont barbares ! L’essentiel est le vivre ensemble, le partage, les rencontres entre personnes dites extraordinaires et ordinaires pour parler toujours avec ces étiquettes qui manquent le réel et stigmatisent. Le projet pédagogique culmine, c’est le cas de le dire, dans un tour en avion… Dans le ciel, me voilà presque au paradis… Parfois, une angoisse, ou plutôt une interrogation se lève : pourquoi une tuile arrive-t-elle à cet enfant particulièrement et non pas à un autre ? Alors, je reçois la leçon du siècle. Dans le cockpit, un pilote d’une infinie délicatesse confie à l’un de ses collègues : « Face à la souffrance, on ne peut que dire des conneries… » Tout est dit ! Etre là, juste là, voler tous ensemble pour bâtir une société plus solidaire. L’injustice qui frappe ce bas monde invite à des actes, des gestes, des bras tendus, des coeurs ouverts. Pas de blabla. Grande chance pour moi de voir aussi que décidément le handicap, la marginalité, les stigmatisations sont d’abord dans le regard. Mais justement, regarder autrement, plonger dans la confiance, voilà le défi.