Sur les chemins de Nietzsche, L’autre jour, attablé à une terrasse avec ma fille, on a croisé un monsieur, toxicomane. Il demandait des sous et quand les gens passaient leur chemin en l’ignorant, fusaient alors les “connard”, les “salope”. Ça nous a amusé mais surtout beaucoup touché. Victorine m’a demandé : “Qu’est-ce que la société pourrait faire pour aider ? Et nous, qu’est-ce qu’on pourrait faire concrètement pour ce monsieur ?” Arrivé hier à Marseille, j’ai repensé à cet homme. Je me suis proposé comme exercice spirituel de ne jamais verser dans l’agressivité. Il y a du boulot ! Je réserve une chambre, tout est ok et “Ah bon, vous êtes handicapé ?”, “Oui, ça pose un problème ?”, “Non, non, c’est juste que j’ai une urgence, finalement on est complet.” S’exercer à la non-agressivité en toutes occasions. Je dégotte une chambre, elle a visiblement déjà été occupée…Des bouteilles vides traînent parterre, les draps sont souillés… L’aventure c’est l’aventure. À côté, un couple s’éclate et semble apprécier nettement plus que moi les lieux… Aucune agressivité, zéro violence, même quand tout ne tourne pas comme prévu. Sous la douche, je contemple ce corps que je n’aime pas, et j’en suis presque fier, il a tenu le coup, il m’a porté jusqu’ici. Au lit, je médite…Ce sont les désirs, les attentes, qui nous vouent à la souffrance, c’est l’attachement qui nous bloque dans le samsara. C’est simple…Je me sens porté par vous toutes et tous. Merci infiniment d’être là. Il y a presque quelque chose de tragi-comique dans le contraste, à la fois une grande solitude : “T’es qui toi ? Pourquoi tu titubes…”, et votre accueil, votre soutien. Si je plonge au cœur de mon être, deux grands appels : Être libre, se donner corps et âme et… un besoin infini d’affection, d’être rassuré… Sur les chemins de Nietzsche plein de gratitude. Après une nuit blanche ou presque je vous dis à toutes et à tous un grand merci. Tous mes vœux vous accompagnent À plus.
Sur le chemin de Nietzsche… Amor fati… Aimer la vie, sa fragilité, dire oui, être oui… Vrumm, un camion fonce, je ne l’avais même pas vu… Ce n’était donc pas pour cette fois ! Peur rétrospective… Je ressasse la question d’une journaliste… Qu’est-ce que j’aimerais faire avant de mourir ? Socrate… Quand on lui a demandé pourquoi il jouait de la flûte alors qu’il allait bientôt y passer, il a répondu pour… jouer de la flûte. Vivre sans pourquoi, sans but ni esprit de profit comme on dit dans le zen, sans être braqué sur un quelconque résultat, sur le futur. Magistral ! Sans blague, qu’est-ce que j’aimerais faire avant de claquer ? 1. Je dirais pas non à quelque Apollon, bodhisattva de la tendresse. Mais ça c’est perso. 2. M’engager davantage pour une société plus solidaire, plus éveillée. 3. Me défaire de la peur, de la saisie et de l’avidité. Pratiquer le Couldn’t Care Less… 4. Avoir moins de projets, d’attentes, se rendre disponible à l’imprévu. 5. Aimer inconditionnellement et m’engager pour tous les êtres. 6. Continuer de transmettre à mes enfants les trois piliers : liberté, joie et bienveillance absolue. 7. Quitter les complexes, la honte et le mépris du corps (et oser aller torse nu par exemple!!!). 8. … 9. Tenir ces cahiers de route qui me font tant de bien sans craindre des désabonnements massifs (Je rigole !) Merci à toutes et à tous. Votre soutien est précieux ! L’existence est un cadeau à chaque instant. Prenons soin de nous tous!
Qui voyage? Un ego fatigué ? Un paniqué chronique? Une blessure sur pattes? Des peurs? Ça y est, c’est parti ! Le programme… Aucun programme, s’avancer nu ou presque dans l’abandon, la confiance. Quitter les craintes, s’ouvrir à l’inconnu. Chögyam Trungpa disait qu’il existait deux formes de confiance. La première, croire qu’il y a quelque part un radeau, un gilet de sauvetage, un endroit où poser le pied, pépère en sécurité. L’autre, voir, expérimenter que l’on flotte sans accessoires. Je ne sais pas où je vais crécher, ni ce que va être cet itinéraire. Magnifique! Vivre sans pourquoi… Je vous porte toutes et tous dans mon cœur, sur les chemins de Nietzsche… Merci à tous.
Sur le chemin de Nietzsche, Ca glisse, putain… Kant se promenait par tous les temps, Schopenhauer s’est baladé jusqu’aux derniers jours de sa vie et aujourd’hui pas un chat dehors. Nietzsche dans Ecce Homo dénonce le cul de plomb… Ne pas s’encroûter, marcher pour penser, vivre dangereusement, hors de ses repères. Exercice jour : Que dois-je laisser pour continuer la route, pour voyager un brin plus léger? J’écoute un podcast sur le libéralisme… Pourquoi a-t-on réduit l’économie au fric? Pourquoi le blé est-il l’alpha et l’oméga? Sans acte concret, je deviendrais vite un révolté sur les chemins de Nietzsche… D’ailleurs c’est la révolte qui m’y a jeté… Un médecin m’a assené : “Alexandre vous déclinez, physiquement. Accepetez-le” J’ai tourné le dos au praticien pour embrasser les chemins de Nietzsche. Victorine, Augustin, Céleste ou Corine me lace ces foutus lacets et grâce à eux, avec eux, le coeur en joie, je fonce vers la grande santé. “Dehors”, je sens, je vis une solitude sociale. Il y a un “chacun pour son cul” qui gagne du terrain. Quand la spiritualité invite à l’autogestion, à la méditation sans remettre en cause les inégalités, elle fait le jeu de l’individualisme, du “chacun pour son cul”… Méditer ce n’est pas vivre planquer mais se nourrir pour se donner. Ps. Je divague, m’épanche. J’espère que ces cahiers de route n’embêtent personne. J’ai l’idée d’une solidarité qui nous unit toutes et tous. Merci pour tout. Votre soutien me donne des ailes. Merci de tout coeur. Prenez soin de vous! Prenons soin de nous sans laisser personne sur le bas-côté.
Bonjour à toutes et à tous… Sur les chemins de Nietzsche… Bien arrivé à Montpellier… Parfois, devant la détresse, la souffrance du monde, je me demande si mon périple ne procède pas d’une gaminerie… Il y a tant à faire… Je continue mon itinéraire pariant sur la confiance, avec une infinie gratitude. L’autre soir, j’ai atterri dans ce qui ressemble fort à un hôtel de passe… Il y avait des larmes et des cris. Grâce à des amis de Matthieu Ricard, j’ai été “rapatrié” illico. Je pense à tout celles et ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir être rapatriés, entourés, épaulés. Schopenhauer, enfant, a fait le tour de l’Europe en tenant un carnet de route. À Toulon, le jeune garçon compatit avec les bagnards. Sa maman, romancière renommée, tient pareillement un journal. Mais elle, craint avant tout que les prisonniers du bagne ne s’échappent… Qui regarde le monde ? Si mes messages deviennent sporadiques, ma gratitude ne faiblit pas. Constat d’un philosophe errant… L’horloge, le temps, n’ont plus aucune importance. Par contre, une angoisse, celle de ne pas trouver un toit pour dormir… Merci infiniment pour tout. Vos invitations me touchent énormément. Je suis un peu tête brûlée fonçant dans l’insécurité pour expérimenter une paix au cœur d’un chaos. Et encore, j’ai un paquet de chance, je suis “rapatrié” en moins de deux. Merci pour tout.
Sur le chemin de Nietzsche… Le mythe de Sisyphe, Camus… Cette société au rythme de dingue, mille paramètres peuvent nous faire « péter les plombs », glisser, sombrer dans un épais mal-être. De retour à la maison, je repense à Camus et à la question du suicide. Devant mon fils, j’essaie de jouer au dur : “Avec toute la philo que je me suis enfilée, en méditant tous les jours, ça ne pourrait jamais m’arriver !” Sa réponse me calme illico, elle m’apaise profondément: “Mais comment tu peux dire que ça ne pourrait jamais t’arriver ? Papa t’as vu comme t’es hyper sensible et émotif! Sois reconnaissant que tout aille bien. Continue à méditer. Profite! Tranquille !” C’est vrai, au fond. J’ai souvent l’impression d’avancer sur un fil et que grâce à la solidarité, je ne tombe jamais dans le désespoir. Les avions ont des protocoles à suivre en cas d’urgence, de crash. Et si, sans se prendre la tête, on rédigeait un kit de survie ? Que ferais-je le jour où tout irait mal ? – Contacter des proches, des amis, déjà en parler, ne pas rester seul avec un souci. – Si c’est possible, poser des actes pour essayer d’aller mieux. -Différer, temporiser comme dirait Épictète, attendre.. Je ne fais rien d’irréparable, je ne décide rien aujourd’hui. Quoi d’autre ? Rien de plombant ici ! La vie est précieuse, tragique en un sens. C’est en connaissant notre fragilité qu’on peut s’avancer nu dans la confiance. J’ai toujours eu peur d’un trop-plein, de la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Elle n’est jamais venue… Exercice spirituel sur le chemin de Nietzsche : être attentif quand on commence à piquer du nez dans le découragement et écouter les autres, tendre l’oreille et la main. On est toutes, tous embarqués sur le même bateau. Certains doivent ramer plus que d’autres, écoutons-nous. Rédigé sur le chemin de Nietzsche, à l’heure de la joie tandis que je finis mon livre et que je m’apprête à partir en voyage à sac à dos. Merci à toutes et tous. Prenons soins de nous !
Le génial et bienfaisant Chögyam Trungpa écrit : « Tout ce que l’on a à faire est de se démasquer, si pénible que cela soit ». Ne pas se mentir, ni se la raconter, être vrai, s’appuyer sur ce qui est. Depuis 1970, le mois de juin est celui des fiertés. Personne au monde ne doit être discriminé, stigmatisé, regardé de travers, pointé du doigt à cause de ce qu’il est. Il y a encore un sacré boulot ! J’aimerais juste témoigner humblement et sans pathos combien il est encore difficile pour moi d’avouer en toute simplicité que je « préfère » comme on dit les garçons sans craindre un rejet, un bannissement social. Et surtout inviter chacune, chacun à œuvrer concrètement à une société plus éveillée, plus tolérante, plus humaine, plus douce, sans violence. Voilà c’est dit, maintenant non-fixation, don de soi et confiance… Merci infiniment d’être là.
Sur les chemins de Nietzsche… Mon petit périple sac à dos devrait commencer lundi sauf imprévu. La vie, quoi! Départ de Marseille si tout va bien mais tout est éphémère et rien n’est inscrit sur le marbre… Comme m’ont dit Corine et les enfants, il n’y a pas d’échec. Même si je rentre 3 heures et quart après le coup d’envoi, j’aurai voyagé… trois heures et quart. Le plan serait de marcher trois à quatre heures par jour le long de la Mer. Un idée d’itinéraire? Des conseis à un philosophe errant? Que prend-on dans sa Besace? Comment ça s’organise une expédition? Est-ce que ça s’organise? Merci à toutes et à tous. Vivre sans pourquoi, sans but ni esprit de profit, exercice tout zen! Voyager sans bagage, faire confiance, exercice magnifque! On se tient au courant! Merci du fond du coeur Prenez soin de vous! Ps : Ce sont mes enfants qui m’ont conseillé d’écrire ce post : “Papa, comme on te connait si tu te décides pas concrètement, lundi, tu vas te lever descendre des 3 chocolats froids et retourner au lit. Faut que tu oses sinon tu resteras toujours coincé dans tes peurs. Arrête de tout programmer, laisse venir, tu verras bien”!
Sur les chemins de Nietzsche, Loin de Grindr, Facebook, Instagram, en communion profonde avec tous les êtres sensibles. Le zen parle des trois silences… Silence du corps… Ne plus carburer dans un surrégime, écouter le rythme de sa vie, ralentir, prêter l’oreille. Silence du mental… Ne plus fabriquer, ne plus juger, ne plus commenter en permanence, accueillir. Silence des mots… Quel baratin, quel tintamarre dans un esprit, tout le temps radio mental diffuse des commentaires à gogo. Exercice spirituel: apprécier, ne plus avoir de but, oublier l’heure, oublier le avant, le après. Et quand je sortirai de mon silence… Quels mots donner aux autres ? Merci à toutes et à tous. Écrit sur les chemins de Nietzsche dans un sous-bois magnifique… Dans un sous-bois… Tout adjectif relève du commentaire.
🙌Citation de la journée #presquelefilm #bernardcampan
Sur les chemins de Nietzsche… « Envoyer des pots de confiture… » Les trois poisons dans le bouddhisme : Ignorance, avidité, haine. Brève escale à Paris avant d’attaquer la route de la Suisse, à pied si possible. Place de la Bastille, j’avise un restaurant, je me pointe. J’ai la dalle. Non, je n’ai pas de pièce. Repasse demain, là, je n’ai rien à te donner. Mais je ne veux rien, je souhaite juste manger. Je te dis que je n’ai rien. J’ai zéro pièce dans mes poches. Passe demain ! Vous avez un table ? Non, on sert plus ! Et, eux là ? Je détalle et, révolté, j’appelle le restaurant : “Vous vous rendez compte… C’est carrément dégueulasse ! C‘est de la discrimination pure et dure !” Le patron : « Désolé. Repassez… On vous fera un bon plat! Y a pas la discrimination chez nous. On vous avez pris pour un…. Faut dire qu’il y a beaucoup de SDF dans le coin.” “Et un SDF ça n’a pas le droit de s’asseoir à une table et de manger ?” Je n’ai pas pu m’empêcher de repenser au coup de Diogène. Le philosophe cynique conseillait à un apprenti philosophe qui désirait progresser de traîner derrière lui un hareng histoire de se dépouiller du regard de l’autre. Dans Ecce Homo, Nietzsche conseille de lancer « un pot de confiture » dès que l’amertume guette. Lancer de bons pots de confiture débordant de douceur quand j’aurais tendance à l’aigreur ! Infini merci pour votre soutien. J’espère que vous allez toutes et tous bien. Prenez soin de vous.
🎬 “Si vous n’êtes pas en train d’améliorer la vie de quelqu’un d’autre, alors vous perdez votre temps” @willsmith
« S’exercer à tout quitter ? » Hommage à Axel Kahn qui nous a quitté #axelkahn
« Quel est l’impact des réseaux sociaux dans notre société ? »
Un beau dimanche à toutes les mamans du monde !#fetedesmeres
« De quelles habitudes voudrais tu te débarrasser ? » #questiondelasemaine
📝Citation du jour @ilioskotsou Kotsou #AlexandreJollien #bernardcampan #presquelefilm
« Tout ce que l’on a à faire est de se démasquer, si pénible que ce soit »
Est-ce que la société nous rend malade ?
“Est-ce que tu as un rêve que tu n’as jamais osé réaliser ?” 👉Merci @priscille.deborah pour la question.
Qu’est ce que la performance ? 🙌 Merci à @timotheeadolphe et son guide Jeffrey pour cette question.
Dingue! Chaque jour, après avoir emprunté le chemin de Nietzsche (3 heures de ballade), je croise le philosophe himself. Entre les arrêts de métro Délices et Grancy à Lausanne, ce magnifique graffiti du prophète de l’éternel retour du même. A propos de Nietzsche, voici un exercice spirituel apte à dynamiter l’égoïsme et du même coup se lever du bon pied. « La première pensée de la journée – Le meilleur moyen de commencer chaque journée est : de réfléchir, à son réveil, si l’on ne peut pas ce jour-là faire plaisir au moins à quelqu’un. » Nietzsche, Humain trop humain, paragraphe 589 Chaque jour, sur le chemin de Nietzsche, j’apprends à ralentir, à dire oui aux imprévus, à foncer vers la grande paix, à ne plus haire mon corps, à aimer. Merci à toutes et à tous
👉citation du jour 🎬#presquelefilm
Bonne chance à toutes et à tous pour le bac philo demain. Voici quelques pistes sans prétention, ni souci de système sur quelques grands thèmes.